Pendant que les enfants se débattent glorieusement à l’école, rongés par la culpabilité, leurs parents vont faire les caves de saké à Kyoto… Il faut bien se dévouer. Rendez-vous au petit matin dans le quartier Fushimi, réputé pour ses grandes distilleries.





Visite de la cave Gekkeikan
Ambiance saloon
La fabrication du saké est très complexe et très exigeante, il faut respecter des étapes avec des températures et des durées précises ; differentes sortes de riz, plus ou moins réduit, donnent des goûts variés. En bref, c’est tout à fait comparable au vin !
C’est aussi la qualité de l’eau qui fait un bon saké…
Astucieux : le bouchon se transforme en petit godet, comme ça on peut boire dans le train ! Bon, là c’est un produit sorti dans les années 50…

Au mileu des distilleries, une petite parenthèse historique. C’est un haut lieu de la période trouble de la fin du shogunat Tokugawa, dans les années 1860, juste avant que la famille Tokugawa soit révoquée et que le Japon, pour se donner une allure de grande puissance internationale, ne déménage sa capitale à Tokyo. Le plus grand détracteur des Tokugawa, Ryouma Sakamoto, grand acteur de la modernisation du Japon, a manqué se faire occire dans cette auberge, qui conserve encore des traces de lutte. Il a été sauvé de justesse grâce à la bravoure d’une servante qui, prenant son bain, a aperçu un groupe de mercenaires entrer dans la résidence. N’écoutant que son courage, elle est sortie nue de la salle de bains pour aller prévenir Sakamoto qui a pu s’enfuir. Il l’a par la suite épousée… Mais un an à peine après cette péripétie, il a finalement été assassiné, par un groupe de mercenaires plus habiles, quelques temps après la destitution des Tokugawa. Sakamoto reste un des pères du Japon moderne, qui lui doit notamment sa puissante marine de guerre…

L’auberge a été conservée dans son jus.
La fameuse salle de bains avec vue sur cour…

Encore une dégustation, dans une autre maison.
Maintenant, il faut tituber jusqu’au restaurant…
…où il vaut mieux savoir lire si on veut passer commande !
Enfin, on s’en sort quand même…

Direction maintenant Fushimi-Inari, le sanctuaire de la déesse Kami, connu pour ses torii qui forment un chemin dans la forêt.

Il faut soulever la pierre…
… si elle paraît moins lourde qu’on ne pensait, le vœu peut s’exaucer, si au contraire elle paraît plus lourde, c’est qu’il faut encore s’armer de patience.
4km dans la forêt avec un beau dénivelé, on a bien fait de prendre des forces avant de venir !
Avant la floraison, on voit déjà pousser des « feuilles » sur cet arbre…

Il est temps de revenir à la maison pour accueillir les enfants qui rentrent de l’école….

3 Responses

  1. Je cautionne les commentaires précédents !
    Tout y est : l’apport culturel, historique sous une forme riche, artistique et pleine d’humour
    Cela donne très envie de visiter le Japon
    Mille mercis

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