Nous avons rendez-vous à Kyoto avec un vieil ami : Kato-san. Il vient de Gifu spécialement pour nous rencontrer… le rendez-vous est à côté de l’entrée du musée du train que nous avions visité il y a deux ans.

Au menu, des sushis ; on s’agite en cuisine :

Servis avec un set de dégustation de saké et une soupe de miso.

En face, un restaurant spécialisé dans la viande de bœuf, mais contrairement à la France on aime bien la viande marbrée ici :

Qui peut atteindre des montants délirants (150 € le kilo !)

Pas banale cette école maternelle !

On traverse le temple Koushyou-ji sur la grande avenue Horikawa ; on se situe du côté Ouest. Tout à l’heure nous verrons le Nishi Hongan-ji qui est encore plus grand.

A une dizaine de minutes de marche de la gare, ce temple est très peu fréquenté, et pourtant d’une importance capitale dans la religion bouddhiste pratiquée au Japon.

Nishi Hongan-ji

C’est le foyer du courant bouddhique Jodo-Sinshu, école véritable de la terre pure (12e siècle) le temple a été construit au tournant des 16e et 17e siècles, donc beaucoup plus tardif. Ici une représentation du moins Shinran (1173-1263), initiateur du Shinshu, qui prône une interprétation plus humaine et moins rigoriste de la religion. En effet, tous les hommes peuvent être sauvés, pour peu qu’ils passent par le chemin de la foi, et pas seulement ceux qui ont atteint l’illumination (Bodai) selon les stricts enseignements de Bouddha. Cette doctrine s’est propagée lentement dans l’ensemble du Japon, mais sûrement car elle est aujourd’hui dominante.

Ce temple a aussi une certaine importance pour Masami, car il est associé à son université, et c’est ici que la cérémonie annuelle des étudiantes avait lieu.

Une lampe offerte par une famille reconnaissante.

A bien regarder les détails, on aperçoit une tête de dragon en-dessous.

Et enfin Bouddha…

Retour à la gare

Kato-san a dû nous quitter pour retourner à Gifu, à plusieurs heures de train de Kyoto, mais après un chaleureux au-revoir, nous décidons de continuer notre déambulation dans la ville.

C’est sans doute ce qu’il y a de plus intéressant à faire à Kyoto : prendre le temps de flâner et se laisser emporter par une multitude de petits détails, qui ont finalement tous leur importance. Kyoto, ville préservée, est le cœur du japon.

Une simple boîte à lettres ? pas si sûr avec cette svastika dans un style moderne.

D’insolites conjugaisons d’architecture…

… en mélanges d’époques,

en lorgnant de vieilles masures qui bravent le temps,

nous passons de grandes avenues modernes à de toutes petites venelles, propices à mille curiosités,

mille atmosphères différentes !

La mosquée de Kyoto ??

Pas du tout ! c’est un bâtiment imaginé par l’architecte Chuta Ito, à la fin du 19e siècle, pour se libérer de l’influence occidentale (le Japon à cette époque se cherche une identité propre, tout en niant sa culture ancestrale dont il craint quelle le fasse passer pour un pays rétrograde). Voilà le résultat, beaucoup d’influence arabe, et c’est une peu raté pour prouver sa singularité, non ? En tout cas une chose est indéniable : c’est sans doute le seul endroit qui soit capable voir cohabiter autant de genres et d’influences différents, d’une rue à l’autre, voire à l’intérieur d’une même rue !

La figure de la réussite nipponne (Ninomiya Kinjiro) : le petit garçon capable d’étudier en marchant… Diable ! Heureusement que le smartphone n’existait pas encore…

Petit à petit, notre déambulation nous ramène vers le centre…

Figures du théâtre No, théâtre ancien, qui nécessite aussi le port du masque.

… et à la gare…

… et aux grands magasins…

De retour à Takatsuki, nous sommes chargés de rapporter les tako-yakis (beignets de poulpe) qui constitueront principalement le dîner :

Et en dessert, des Paris-Brest revisités par un génial pâtisser japonais !

A la fin du repas Édouard et Pépé se lancent dans une une conversation endiablée sur leurs marques de voitures de sport préférées… On n’est pas couchés !

5 Responses

  1. Merci pour ces belles photos. En effet, c’est très varié : l’architecture, les ambiances d’une rue à l’autre. C’est assez étonnant et curieux. Tout a l’air de cohabiter, naturellement…
    La nourriture nous fait saliver!
    J’imagine que pour vous c’est un plein d’émotion avec toutes ces retrouvailles : familiales, collègues de travail, amis…
    Amusez-vous, profitez. On pense bien à vous.
    Bisous à vous 4

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